Acting for Climate Montreal (Collectif)

Adrien Malette-Chénier, Agathe Bisserier, Samuelle McGowan-Richer, Nathan Biggs-Penton. Photo: Bobby Cookson

Biographie

Acting for climate Montréal est un organisme qui oeuvre à la mise en place d’un futur durable en repensant la pratique des arts de la scène et en sensibilisant son public , à travers ses créations, aux enjeux sociaux et environnementaux.

Fondée en 2020 par Agathe Bisserier, Nathan Biggs-Penton et Adrien Malette-Chénier, la compagnie compte aujourd’hui une nouvelle membre, Samuelle McGowan-Richer.

Depuis sa création, la compagnie a engagé près de 40 artistes du Québec, et travaillé à la construction de réseaux de diffusion locaux et de développer des tournée conscient à l’international.

A travers des spectacles engagés et profondément humains, ateliers de sensibilisation, conférences professionnelles, partenariat avec docteur.e.s et chercheurs.euses en environnement et science sociale, la compagnie s’engage sur tous les fronts.

Démarche artistique

Acting for Climate Montréal — Climat Social, Climat Politique, Climat Environmental — a comme mission de créer des spectacles engagés socialement et environnementalement dans leur contenu, et en appliquant des nouvelles normes de création et de tournée durable.

Le but de la compagnie est d’inspirer spectateurs et artistes à se mettre en action pour un future durable. Bien plus que la simple notion de carboneutre, la durabilité comprend pour nous autant l’environnement que nos relations humaines, nos manières de communiquer, la charge de travail quotidienne et autres problématiques environnementales et sociales de notre époque.

La compagnie à deux spectacle en tournée actuellement; “Branché”, un spectacle de cirque, joué en extérieur, alliant portés acrobatiques de groupe et danse, et le spectacle “N.Ormes” de Agathe et Adrien un spectacle tendre et provocant qui amène le spectateur à remettre en question ses propres a priori, et questionne les normes genrées. Ces spectacles ont été joués plus d’une centaine de fois.

Acting for Climate Montréal à quatre spectacles en développement, “Qu’est-ce que j’en ferais”, “Réciproque”, “TARTARE”, et “À la dérive”. Ces spectacles touchent les notions de propriété, espaces publiques, de l’interdépendance, la peur de la perte et des rituels de connexion.

Branché (2021). Agathe Bisserier, Nathan Biggs-Penton. Photo: Agathe Bisserier

Questions - réponses

Quels enjeux écologiques t'intéressent dans ton travail artistique ?

Bien plus que la simple notion de carboneutre, la durabilité comprend pour nous autant l’environnement que nos relations humaines, nos manières de communiquer, la charge de travail quotidienne et bien plus encore.
À travers nos spectacles, nous abordons des enjeux tels que la surconsommation, l’admiration de la nature et, par conséquent, sa protection, les notions de territoire et de propriété, la colonisation de la nature, la décroissance, ainsi que la connexion, le respect et l’amour de soi.
Nous faisons partie de la nature, et nous croyons que le premier pas consiste à prendre soin de soi-même pour pouvoir affronter les défis de notre époque

Comment abordes-tu ces questions/thématiques écologiques dans tes créations / tes pratiques ?

Nous avons une approche qui commence par la simplicité du corps. À travers nos corps circassiens, nous abordons ces thématiques à tous les niveaux de nos créations. La décolonisation de la nature commence par nous-mêmes, par nos méthodes de travail et nos interactions avec la nature — là où nous nous retrouvons pour répéter et présenter nos spectacles.

Quelles méthodes de travail utilises-tu en processus de création en lien avec l'écologie ?

La transition écologique se traduit par une réduction de notre empreinte carbone à chaque étape : conception, production et tournée. Nous sensibilisons nos publics et nos participant·e·s aux enjeux sociaux et environnementaux à travers le contenu artistique de nos performances et nos actions de médiation.

Nous poursuivons en permanence le développement de nos méthodes de travail pour créer un environnement durable et favoriser des relations humaines saines. Ces relations nourrissent nos processus et sont palpables pour le public dans nos performances.

Qu'est-ce que j'en ferais (2022). Fernando Gonzalez, Nathan Biggs-Penton. Photo: Curtis Perry

Quelles formes prennent tes œuvres ou tes pratiques et pourquoi ?

Nos œuvres prennent des formes multiples : spectacles de 70 minutes en forêt ou dans des parcs, créations en salle, performances in situ, interventions dans des espaces non dédiés, et bien plus encore.
Ces choix découlent de notre désir de toucher un public aussi diversifié que possible, de décentraliser nos performances autant que de les présenter dans des lieux emblématiques comme le Quartier des spectacles.

Quelle relation au public établis-tu et pourquoi ?

Certains de nos spectacles utilisent un quatrième mur, tandis que d’autres le brisent complètement. Peu importe la forme de cette relation, nous sommes toujours guidé·e·s par une volonté de partage et de sensibilité.
Après nos représentations, nous prenons le temps d’échanger avec le public, d’écouter leurs impressions et de partager nos démarche durable « behind the scenes ».

Quelles relations établis-tu avec tes milieux de pratique et pourquoi ?

Le but de la compagnie est d’inspirer spectateurs et artistes à passer à l’action pour un avenir durable. Nous sommes très actif·ve·s dans les discussions, les forums, les marchés et bien d’autres espaces, afin d’encourager la réflexion autour des enjeux environnementaux et sociaux dans notre milieu.

Nos collaborations multiples et fructueuses, au cours des dernières années, nous placent comme vecteur d’inspiration et de changements dans le monde du cirque, où l’enrichissement par de nouvelles voix et réflexions l’inscrit dans les avancées sociales et environnementales dont il se doit de faire partie.

Dans une démarche de partage de nos réussites, trouvailles, mais aussi de nos difficultés nous lançons des discussions engageantes où tous les participants, amenant de leur connaissance et unicité, participent à la création d’un terreau propice d’une mise en commun des énergies pour la découverte de solutions concrètes.